Au bout des Doigts, 30 janvier, Rouen

Cinéma pour tous a organisé à Rouen au Pathé Docks, le 30 janvier, une projection du film Au bout des Doigts de Ludovic Bernard, en partenariat avec l’association Passeurs d’images.

Plus de 300 spectateurs ont vu le film : un public hétéroclite, constitué de jeunes, de personnes âgées, de personne en situation de handicap.

Après la séance et le débat

Le débat suivant la projection a été animé par Brigitte Aknin.

Le film a été apprécié, et les spectateurs ont insisté sur différents aspects.

D’abord, le rapport à la musique :

Clara : « Pour moi, la musique c’est aussi quelque chose de l’esprit. Lorsque nos mains touchent les touches du piano, l’expression est forte et a été bien retranscrite dans le film »

Bryan : « Quand j’écoute  de la musique, je le fais avec mon cœur. Parce que la personne qui l’a écrite la partition, il l’a écrite en ayant des émotions. Et ça je l’ai bien ressenti dans le film, que toutes les mélodies c’est des émotions. »

Contrairement aux projections à Lille et à Paris, les jeunes se sont exprimé sur l’entourage du personnage, Mathieu : dans le film, ses amis ont une influence néfaste :les  jeunes ont mis en lumière le danger de l’effet de groupe :

Théo : « Moi j’habite dans une cité et je me rends compte que je traîne avec des gens pas bien : ils font des bêtises et  je me laisse entraîner »

Enzo : «  Mon frère il est pas sage, il frappe des gens, du coup je le suis, je frappe ma sœur je frappe des gens, je les insulte. Du coup j’aime bien le film parce que les gens peuvent changer, même si on vient d’une cité. »

Les spectateurs ont tous aimé et saisit le message clé du film : il faut oser, peut importe d’où l’on vient.

Cameron : « Ce que j’ai beaucoup aimé dans le film c’est l’évolution du personnage, son parcours initiatique, guidé par la musique »

 Bilal : « Ca nous a montré qu’un jeune de quartier peut très vite changer »

Comme pour les deux premières projections, les spectateurs ont été sensibles à l’émotion transmise par la musique, au parcours initiatique de Mathieu, et surtout, au message d’espoir et de dépassement des préjugés offert par le film de Ludovic Bernard :

« C’est pas mal de montrer qu’il n’y  a pas qu’un faciès et une façon de s’habiller pour jouer de la musique, et être reconnu en tant que bon musicien »