La petite cuisine de Mehdi - Amine Adjina

Le résumé

Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Il est chef dans un bistrot qu’il s’apprête à racheter avec Léa. Mais celle-ci n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Au pied du mur, Mehdi va trouver la pire des solutions.

Le mercredi 21 janvier à l’UGC Ciné Cité Bercy, Paris.

Le contexte

Le film La petite cuisine de Mehdi, réalisé par Amine Adjina, inaugure notre année 2026. Cette séance a réuni 286 spectateurs et spectatrices issus de collèges et lycées, de PJJ, de structures d’insertion et de centres sociaux ainsi qu’un groupe de séniors. Venus de toute l’île de France (Paris, Hauts de Seine, Seine-Saint-Denis, Essonne et Yvelines), ils ont assisté à la projection à l’UGC Ciné-Cité Bercy et ont pu échanger avec le réalisateur et, Nicolas Blanc, le producteur du film.

La projection s‘est achevée sous les applaudissements du public qui ont fait réagir le producteur, touché : “C’est pour ces moments là qu’on fait du cinéma”.

Entre émotion et rires, le film a conquis le public et suscité de nombreuses questions autour de la double culture, de sa mise à l’écran, de la notion de cliché, de la recherche de justesse, et de la manière de s’affranchir d’une peur parfois paralysante dans le processus de création.

Moi aussi je suis franco-algérien donc je me suis reconnu dans le personnage de Mehdi, et sa mère m’a vraiment fait pensé à la mienne” nous a confié un jeune spectateur venu de Clichy.

Après avoir été questionné sur le sujet du cliché, Amine Adjina a confié que le producteur et lui y ont beaucoup pensé en amont. Pour sa part, il s’est beaucoup inspiré de moments personnels et d’anecdotes de son entourage pour écrire le scénario et être au plus proche d’une certaine vérité.

Il réaffirme également l’importance de la représentation des familles issues de l’immigration à l’écran, et des problématiques qui leurs sont propres, comme la difficulté d’élever des enfants dans un pays qui n’est pas le sien.

Ça m’a touché du fond du coeurconfie Hajar, tandis qu’une jeune spectatrice explique qu’elle a presque pleuré”.

Certains spectateurs ont aussi pu poser des questions sur la fabrication du film aux deux professionnels présents : quelle a été leur principale source d’inspiration ? Quelle a été la scène la plus dure à tourner ?

La séance s’est terminée avec une prise de parole enthousiaste de Marie-France. Venue avec un petit groupe du Centre de vie sociale Augustin Serre de Mantes-la-ville, elle affirme : “ On est des retraités mais on a adoré, chapeau bas aux acteurs on est rentrés dedans, quand elle goûtait on goûtait avec elle, quand elle dansait on dansait avec elle.”