Furcy, né libre - Abd al Malik

Le résumé

Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.

Inspiré d’une histoire vraie.

Adaptée du livre L’Affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui.

Le vendredi 17 avril au Festival du livre, Paris.

Le contexte

Dans le cadre d’un partenariat avec la SCELF, le film Furcy né libre d’Abd al Malik a été projeté au Festival du livre dans le nouvel auditorium du Grand Palais. 150 jeunes issus d’établissements scolaires et de centres sociaux ont ainsi pu découvrir le film, avant d’échanger avec Mohammed Aïssaoui, auteur du livre, et Éric Jehelmann, producteur du film, lors d’une discussion animée par le critique de cinéma Xavier Leherpeur.

Alors qu’un véritable silence de concentration régnait dans la salle tout au long de la projection, de longs applaudissements unanimes ont accompagné le générique de fin.

L’échange qui a suivi la projection est revenu sur la vie de Furcy et sur la capacité du cinéma à faire connaître des histoires essentielles.

Les questions des jeunes spectateurs ont ensuite permis à Mohammed Aïssaoui et Éric Jehelmann d’échanger autour du rôle de la France dans l’histoire de l’esclavage, de la portée du cinéma et de la puissance émotionnelle du film.

Le réalisateur a également pu répondre aux nombreuses questions autour de sa mise en scène et de ses choix d’adaptation : pourquoi avoir créé le personnage de Virginie ? Comment le casting a-t-il été pensé ? De quelle manière adapter une histoire vraie en fiction sans en trahir la vérité ? Il est également revenu sur l’important travail de recherche ayant précédé l’écriture du film.

La question du point de vue a également été abordée, notamment autour de l’importance de raconter ce type d’histoire depuis la perspective des personnes concernées.

Les réactions du public ont été nombreuses et très touchantes. Un lycéen a notamment confié : « J’ai bien aimé, parce que ça parle d’esclavage, et en cours on doit parler de ça aussi. »

Une enseignante a également remercié l’équipe pour « un film précieux pour transmettre cette mémoire aux élèves ».

La séance s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, sous de longs applaudissements saluant à la fois le film et la richesse des échanges.