La petite cuisine de Mehdi - Amine Adjina

Le résumé

Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Il est chef dans un bistrot qu’il s’apprête à racheter avec Léa. Mais celle-ci n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Au pied du mur, Mehdi va trouver la pire des solutions.

Le mercredi 11 mars au Pathé Docks 76, Rouen.

Le contexte

Cette fois-ci, c’est à Rouen que Cinéma pour Tous s’est déplacé afin de projeter en partenariat avec Normandie Images le film La petite cuisine de Mehdi, réalisé par Amine Adjina. La séance s’est suivie d’un échange intergénérationnel autour du film avec les 150 spectateurs. Beaucoup de thèmes importants ont été abordés : l’exil, la notion de double-culture, les liens familiaux ou encore la difficulté de trouver sa place entre deux mondes.

Entre séquences humoristiques et émotions, le film a conquis le public et suscité de nombreuses réactions. Les spectateurs se sont montrés particulièrement touchés par la justesse avec laquelle ces thèmes sont mis en scène, beaucoup se reconnaissant dans les situations vécues par Mehdi ou l’un des membres de sa famille.

« Quand on vient d’une double-culture il y a des situations comme dans le film car on veut faire plaisir à tout le monde« , témoigne l’un d’eux, soulignant l’importance de mettre des mots sur ces expériences de vie parfois difficiles à formuler. Cette tension entre deux ensembles d’attentes et d’appartenances, a touché une large partie de la salle.

L’attachement aux personnages ainsi que le jeu des comédiens a également été au cœur des discussions : « Ce sont des personnages haut en couleur, les mamans sont magnifiques.«  La figure maternelle incarnée par Hiam Abbass a particulièrement marqué les esprits, saluée pour son énergie et son authenticité.

Une spectatrice a quant à elle partagé son vécu : « Je suis issue de la double culture, ma mère est française, mon père algérien donc ça m’a parlé. » Un témoignage qui illustre la capacité du film à créer des ponts entre les générations et les histoires personnelles, transformant la salle en un espace de partage.

La séance s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, preuve que le film continue de résonner profondément auprès de publics variés et de générations différentes.