Le rêve américain - Anthony Marciano

Le résumé

Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu’il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d’anglais plus qu’approximatif, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA.

Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur Rêve Américain.

Le mercredi 16 mars à l’UGC Ciné Cité Bercy, Paris.

 

Le contexte

En partenariat avec l’association Tout va bien, la projection du film Le rêve américain a réuni 203 jeunes issus de structures éducatives et d’insertion, suivie d’un débat en visio avec Anthony Marciano, le réalisateur, et Jean-Pascal Zadi.

Les jeunes ont ri, réagi et applaudi, notamment lors de la scène de demande en mariage ou encore au moment où les personnages reviennent avec le contrat à 46 millions d’euros.

Le débat qui a suivi a été particulièrement dynamique, avec une vingtaine de jeunes prenant la parole. Parmi les échanges marquants, Walia, de l’EPIDE de Meyzieu, a partagé une réaction forte : « pour une fois le renoi n’est pas le looser ou le personnage qui fait rire ou un personnage secondaire, parce qu’il est fier et parce qu’on remet jamais en question sa couleur de peau ». Une remarque à laquelle Jean-Pascal Zadi a répondu avec franchise : « oui c’est vrai et c’est un vrai gars, Bouna, donc dans la vraie vie ça existe, mais c’est vrai que dans le cinéma français pas trop. J’ai eu beaucoup de retours là-dessus ! Et tu sais que depuis on me propose des films où je suis pas forcément le comique de base, donc ce film et Anthony ont fait beaucoup de bien là-dessus ! ».

Interrogé par un éducateur sur la question de l’échec, Anthony Marciano a rappelé : « Tous les succès se sont construits sur des échecs (…) personne ne réussit d’un coup comme ça », en insistant sur l’importance d’avoir un plan et de la persévérance.

Les participants ont également questionné la part de réalité du film. Le réalisateur a précisé : « tout est vrai dans les axes narratifs (…) après certaines scènes ont été réécrites pour faire de la comédie ». De son côté, Jean-Pascal Zadi a évoqué un film « sur des gens bien » et partagé : « quand ma fille demande comment réussir sa vie, je lui dis essaie d’être quelqu’un de bien ».

Enfin, autour de la notion d’humilité, il a confié : « ce film m’a rappelé le pouvoir de l’amitié (…) ils ne réussissent pas seuls », avant d’évoquer son parcours : « j’ai galéré et échoué plein de fois mais maintenant j’ai réussi ».

La séance s’est conclue dans une atmosphère conviviale, lorsqu’un jeune a directement demandé un stage à Jean-Pascal Zadi !

La séance s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, preuve que le film continue de résonner profondément auprès de publics variés et de générations différentes.